Aidons nos pharmaciens à mieux nous soigner

Beaucoup de gens l’oublient, mais les pharmacies ne prennent jamais de vacances. Cette année, la période estivale a une saveur différente pour les pharmaciens et pharmaciennes : leurs équipes sont épuisées, résultat d’un travail considérable qui s’échelonne sur d’intenses périodes associées à la pandémie. De plus, la pénurie de main d’œuvre affecte également le secteur de la pharmacie. Je sais comment plusieurs d’entre vous appréciez le travail de vos pharmaciens. Voici quelques conseils pour les aider à mieux vous aider.

Conflit en Ukraine: les dons de médicaments passent par les ONG

Face au tragique conflit qui se dessine actuellement, certains patients ont sollicité les pharmaciens d’ici pour obtenir des dons de médicaments en vue de les envoyer à la population en Ukraine. Loin de moi l’idée de briser ce magnifique élan de solidarité, mais une mise en garde s’impose : votre pharmacien n’est pas la bonne courroie de transmission pour acheminer des dons de médicaments en urgence. Le don à un organisme humanitaire reconnu reste la meilleure démarche à entreprendre.

Un appel au calme

Depuis quelques jours, le ton hausse en pharmacie. Des pharmaciens et membres de leurs équipes se sont fait injurier parce qu’ils étaient à court de trousses de tests de dépistage de la COVID-19. Certains se sont fait accuser de voleurs, ou de s’approprier les tests pour eux-mêmes ou leur famille. Ces situations sont devenues malheureusement trop fréquentes.

Canicule et prise de médicaments : la prudence avant tout

Au Québec, les canicules seront de plus en plus fréquentes au cours des prochaines années, notamment en raison des changements climatiques. Plusieurs diront : « Ce n’est pas la fin du monde, l’été québécois est tellement court ! ». Pour moi, ce n’est pas une bonne nouvelle.

Vaccin et COVID-19 : qu’est-ce qui nous attend?

La semaine dernière, le gouvernement fédéral annonçait avoir conclu des ententes avec les sociétés Novavax et Johnson & Johnson pour réserver des doses de vaccins contre la COVID-19. D’autres ententes similaires ont aussi été conclues au mois d’août avec les compagnies Pfizer et Moderna. Plus de 100 millions de doses pourraient donc être disponibles au Canada dès leur homologation par Santé Canada. Des investissements importants ont aussi été annoncés afin d’augmenter la capacité de production de vaccins au Canada. Dès que le vaccin sera disponible, il pourra être produit et distribué au Canada. Il sera alors possible de lancer rapidement une vaste campagne de vaccination afin d’espérer atteindre l’immunité de groupe et mettre fin à la pandémie actuelle.

Nous continuons de prendre soin de vous… autrement!

Tous les professionnels de la santé sont grandement sollicités et font un travail courageux et exceptionnel pour venir en aide à la population durant la pandémie de COVID-19. Parmi eux, les pharmaciens et leurs équipes ne font pas exception. Les pharmacies font partie des services essentiels et elles continuent d’offrir leurs services dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Depuis deux semaines, plusieurs pharmacies ont mis en place des mesures visant à atténuer les risques de contagion autant pour les clients que pour le personnel : triage et contrôle à l’entrée, service de livraison des médicaments à domicile ou dans les stationnements, hygiène des mains et autres. Certaines opèrent même à portes fermées, offrant la livraison à domicile, à l’auto ou au stationnement de la pharmacie. Malgré ces mesures, le personnel des pharmacies est sous pression.

Coronavirus et médicaments : pas de panique!

Plusieurs médias publient actuellement des articles sur la façon de se préparer dans le contexte de l’épidémie du coronavirus. Dans un article du Journal de Montréal, on recommande notamment à la population de prévoir des réserves de médicament pour deux ou trois mois afin d’éviter d’être à court. Un conseil que l’Ordre ne partage pas!

Il est vrai que beaucoup de matières premières servant à la fabrication des médicaments proviennent de la Chine. Nous suivons de près la situation, mais pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Nous vous invitons à prendre connaissance de trois éléments importants à ne pas négliger.

L’acétaminophène : pas sans danger

On apprenait cette semaine que près de 200 enfants de moins de 5 ans avaient été victimes d’une intoxication à l’acétaminophène entre le 6 février et le 28 mars dernier selon le Centre antipoison du Québec.

Cette sombre statistique nous rappelle que l’acétaminophène, un médicament très utilisé, est loin d’être sans danger. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’Ordre des pharmaciens du Québec a déposé une demande à l’Office des professions du Québec afin que les gros formats d’acétaminophène (200 comprimés ou plus), notamment, soient déplacés derrière le comptoir de la pharmacie.