Vaccin et COVID-19 : qu’est-ce qui nous attend?

La semaine dernière, le gouvernement fédéral annonçait avoir conclu des ententes avec les sociétés Novavax et Johnson & Johnson pour réserver des doses de vaccins contre la COVID-19. D’autres ententes similaires ont aussi été conclues au mois d’août avec les compagnies Pfizer et Moderna. Plus de 100 millions de doses pourraient donc être disponibles au Canada dès leur homologation par Santé Canada.

Des investissements importants ont aussi été annoncés afin d’augmenter la capacité de production de vaccins au Canada. Dès que le vaccin sera disponible, il pourra être produit et distribué au Canada. Il sera alors possible de lancer rapidement une vaste campagne de vaccination afin d’espérer atteindre l’immunité de groupe et mettre fin à la pandémie actuelle.

Pourquoi une telle stratégie?

Des dizaines de vaccins sont développés présentement à travers le monde. Chacun fonctionne avec ses propres vecteurs et instructions génétiques. Bref, les recettes sont nombreuses. La plupart des vaccins en sont présentement à la phase II de développement et quelques-uns ont atteint la phase III, c’est-à-dire que des tests sont faits sur des groupes de dizaines de milliers de patients dans plusieurs pays. Il n’est pas certain que tous les essais seront concluants. Certains vaccins vont s’avérer efficaces et d’autres devront être abandonnés. Nous ne savons pas encore quel sera le sort de chacun des vaccins développés présentement. En concluant des ententes avec plusieurs société pharmaceutiques, nous avons plus de chances de réserver un ou plusieurs vaccins qui seront sécuritaires et efficaces.

Aurons-nous trop de doses?

En ce moment, nous ne connaissons pas encore l’efficacité des vaccins. Il est possible que deux doses soient nécessaires pour protéger complètement contre la COVID-19. Il faut s’assurer que les vaccins soient disponibles pour les populations à risque, soit les personnes âgées et les travailleurs de la santé. Pour favoriser une répartition équitable des doses entre pays riches et pays en voie de développement, le Canada pourrait aussi adhérer à un consortium international.

Un système d’essais cliniques efficace

Une chose est certaine, dans ce dossier, mieux vaut être prudent. L’Organisation mondiale de la Santé nous annonce que réalistement, le vaccin ne sera disponible qu’au milieu de l’année prochaine. Les sociétés pharmaceutiques travaillent rapidement pour développer un vaccin, et malgré le contexte et les pressions politiques, on voit que les règles sont respectées.

La suspension des essais cliniques du vaccin développé par AstraZeneca nous montre que le système des essais cliniques continue de bien fonctionner malgré le contexte d’urgence. La multiplication des publications sur le sujet et la collaboration inédite entre les sociétés et les autorités réglementaires nous donnent espoir que la campagne de vaccination sera bien orchestrée et que nous viendrons à bout de ce terrible virus.

Un vaccin et des pharmaciens : deux armes puissantes

Le vaccin demeure l’arme de prédilection pour combattre le coronavirus. Il sera certainement disponible plus rapidement que des médicaments. Et même si un médicament était découvert, son efficacité ne sera certainement pas comparable à celle du vaccin pour enrayer la maladie.

Depuis mars dernier, les pharmaciens québécois peuvent vacciner les patients. À ce jour, plus de 20% de tous les pharmaciens de la province ont suivi la formation nécessaire pour administrer des vaccins et ce nombre augmente régulièrement. Ils sont fins prêts à faire face à la saison de vaccination pour la grippe saisonnière. Et quand le vaccin contre la COVID-19 sera disponible, les pharmaciens seront aux premières loges pour contribuer à une vaste campagne de vaccination.

 

Publié dans Prévention

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1 commentaire

  1. J’aimerais qu’il existe UN SEUL cour à suivre pour la vaccination contre la grippe SEULEMENT, afin de simplifier et alléger la formation requise et encourager le plus de pharmaciens à faire la formation. Apprendre tout sur ce vaccin et ce type d’injection. Pas (ou très peu) sur le reste. En ce moment ce sont 4 cours ici et là, déconnectés et trop détaillés sur des sujets qui ne touchent pas la vaccination contre la grippe (ex: calendrier de vaccination des bébés (ne nous servira jamais), technique d’injection dans la hanche(!?)). Ça permettrait à plus de pharmaciens d’aider plus vite.