Bienvenue dans la foire aux questions! Vous trouverez dans cette page un grand nombre de réponses aux questions qui sont régulièrement posées par les pharmaciens. Celles-ci sont classées par thématique pour faciliter votre recherche.

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Les pharmaciens remplaçants sont souvent associés à des agences. Celles-ci devraient être en mesure d’informer ses employés sur l’organisation du travail dans un milieu. Dans le cas contraire, le pharmacien a le devoir de s’informer à ce sujet lors de son embauche ou encore lors de sa première présence dans un milieu de pratique.

Vous êtes responsable de vous assurer que la délégation en pharmacie se déroule conformément aux conditions requises par l’Ordre pour garantir la sécurité du public. Ces conditions sont définies dans le guide d’exercice sur la délégation en pharmacie.

Un défaut de vous assurer que la délégation est faite de façon sécuritaire, notamment au regard des indications contenues dans ce guide, pourrait constituer une infraction déontologique.

Pour déléguer une activité professionnelle visée par le Règlement*, vous devez vous-même être habilité à l’exercer afin d’en assurer la surveillance et pouvoir intervenir rapidement, le cas échéant. Cela signifie donc que vous devez avoir réussi les formations requises pour administrer un médicament.

Par conséquent, si vous êtes le seul pharmacien en service et que vous n’avez pas suivi les formations nécessaires, l’ATP ou le TP ne pourra pas exercer cette activité, même s’il a les compétences et la formation pour le faire.

* Règlement sur les activités professionnelles des pharmaciens pouvant être exercées par un assistant technique, un technicien ou une personne en voie d’obtenir un permis d’exercice de la pharmacie

L’Ordre encourage fortement la collaboration entre les différents professionnels de la santé. Toutefois, les activités professionnelles doivent être réalisées en tenant compte du champ d’exercice de chacun. Ainsi, vous ne pouvez déléguer une activité qui vous est réservée à un autre professionnel. Une complémentarité des expertises est plutôt recherchée, pour le plus grand bénéfice des patients.

Dans cette optique, nous vous invitons à consulter le document suivant : Énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle – Rehausser la qualité et la sécurité des soins.

Une procédure devrait en premier lieur définir vos attentes et ce peu importe que vous déléguiez une activité réservée autorisée par voie règlementaire ou une tâche de nature technique.

Pour un étudiant en pharmacie, vos attentes doivent tenir compte des compétences acquises par sa formation lorsqu’il est présent dans votre milieu pour un stage ou en tant qu’employé. Par exemple, un étudiant de 4e année pourrait effectuer la révision périodique d’un certain nombre de dossiers patient en résidence pour personnes âgées. Il faudrait, en collaboration avec l’étudiant, définir les patients ciblés, le type de collecte de renseignements à effectuer, le moment où il viendra vous présenter son analyse, ce que vous voulez comme plan de match auprès de ses patients. Convenez aussi avec l’étudiant de la façon de documenter le plan de match établi au dossier du patient et d’un échéancier raisonnable pour accomplir cette révision.

Mettre ces éléments par écrit constitue une procédure qui permettra à toute l’équipe de savoir comment la surveillance de la thérapie de ces patients se fait. La documentation du plan de match au dossier permettra de savoir où vous en êtes rendu pour un patient précis.

Ainsi, il sera aussi plus facile de déterminer qui est le pharmacien responsable de la surveillance d’une activité ou d’une tâche déléguée à un étudiant.

Non. Il n’est pas possible de substituer un médicament dont les principes actifs sont différents. Par exemple, il n’est pas possible de substituer une ordonnance de morphine en prescrivant de l’hydromorphone.

Les exemptions accordées par Santé Canada jusqu’au 30 septembre 2026 permettent cependant la prolongation ainsi que l’ajustement d’une ordonnance de substance désignée.

L’ajustement peut toucher la forme, par exemple passer d’une forme liquide à une forme solide ou passer d’une forme à libération immédiate à une libération prolongée.

L’ajustement peut aussi viser la dose et la posologie dans l’atteinte des buts thérapeutiques.

Un document d’explication plus complet se retrouve ici.

Les avis de restriction qui vous sont envoyés par la poste par Santé Canada, de même qu’aux distributeurs canadiens, vous interdisent de délivrer, de vendre ou de fournir une substance désignée1 à la suite d’une commande ou d’une ordonnance faite par le prescripteur visé par l’avis. Ces avis concernent également les renouvellements, les exécutions partielles et les ordonnances non servies.

À la réception d’un tel avis, nous vous recommandons :

  • de communiquer avec le prescripteur visé afin de connaître les mesures prévues pour rediriger ses patients vers un autre prescripteur;
  • d’aviser toute votre équipe de la situation;
  • de laisser une note au nom de ce prescripteur dans votre logiciel.

À noter : Les tiers payeurs ne sont pas avisés de ces restrictions. Ils ne bloquent donc pas la réclamation.

La restriction demeure en vigueur tant que vous ne recevez pas un avis indiquant sa levée.

En contexte de pandémie, et ce, jusqu’en septembre 2026, Santé Canada vous autorise à prolonger les ordonnances de substances désignées prescrites. Vous pourriez donc prolonger l’ordonnance pour une quantité limitée. Avant de prendre cette décision, tenez compte de la situation du patient, des risques encourus à la suite d’un arrêt subit et des délais d’accès à un nouveau prescripteur. N’oubliez pas de justifier votre décision au dossier du patient.

Santé Canada met à votre disposition une liste des praticiens et pharmaciens visés par un avis de restriction. Elle est mise à jour quatre fois par année.

Le bottin des membres du site Web de l’Ordre concerné est une autre source d’information pour connaître les limitations d’un membre. Les liens sont disponibles dans le Tableau pratique – Les professionnels habilités à prescrire au Québec.

1 Le terme « substances désignées » englobe les médicaments contenant les stupéfiants, drogues contrôlées et substances ciblées.

La livraison d’un médicament est une extension de votre service professionnel. Les obligations déontologiques auxquelles vous êtes tenus se poursuivent donc jusqu’à la remise du médicament au patient ou à la personne désignée par ce dernier. Afin d’assurer une livraison sécuritaire, plusieurs éléments doivent être pris en considération.

MÉTHODE DE TRANSPORT
La méthode de transport doit permettre au patient de recevoir son médicament dans des délais raisonnables (considérez l’urgence de la situation et la clientèle visée). Si, à la demande du patient, vous utilisez un moyen différent de celui prévu habituellement (ex. : par courrier), inscrivez-le à son dossier. Toute autre information permettant de démontrer que le patient a bien reçu ses médicaments devrait également y être indiquée. Par exemple, si vous utilisez un service postal, vous pourriez exiger la signature lors de la réception et conserver la preuve au dossier du patient, ou vous pourriez téléphoner au patient à la suite de la livraison pour vous assurer de la réception du colis et de l’intégrité de son contenu.

SPÉCIFICATIONS CONCERNANT L’EMBAUCHE D’UN LIVREUR
Avant d’embaucher un livreur, des vérifications minimales doivent être effectuées concernant, par exemple, son historique d’emploi, ses dossiers judiciaire, civil ou criminel s’il y a lieu, ainsi que son dossier de conduite.

Qu’il soit à votre emploi, travailleur autonome ou provenant d’une firme de livraison avec qui vous avez une entente, vos obligations restent les mêmes.

Pour un travailleur autonome ou une firme de livraison, un contrat formel est nécessaire. Ce contrat doit notamment prévoir des clauses sur le respect de la confidentialité des renseignements et des règles d’hygiène, la protection des médicaments contre le vol, les mesures pour minimiser les risques d’erreur et l’adhésion à une assurance couvrant la responsabilité.

PROCÉDURE
Assurez-vous d’avoir une procédure claire et bien connue de votre équipe, qui inclut notamment les éléments suivants.

Emballage des médicaments

  • Respecter la chaîne de froid, sécuriser l’emballage des médicaments dangereux, éviter l’inversion des fioles dans les sacs.
  • Prévoir une zone dédiée pour déposer les livraisons. Ceci permettra de diminuer le risque d’erreurs (passera versus livraison) et d’éviter l’accès à des informations confidentielles non essentielles à la tâche du livreur.
  • Limiter les informations disponibles sur l’emballage pour préserver la confidentialité des données personnelles. Inscrire seulement le nom du patient, son adresse et le montant à payer.

Conservation des médicaments durant le transport

  • Porter une attention particulière à la température du véhicule. Ne rien laisser dans le véhicule pendant la nuit ou pour une longue période.

Remise du médicament

  • Confirmer le moment de livraison lorsque celui-ci a été préprogrammé dans le dossier du patient.
  • Éviter de déposer le colis dans un endroit public.
    • À la demande du patient, le dépôt du colis dans un endroit sécurisé à accès contrôlé peut aussi être considéré (ex. : casier avec un accès électronique).
    • Pour respecter une certaine distance entre le livreur et le patient, le sac peut être accroché à la poignée, mais il est important de s’assurer que le destinataire le récupère avant de quitter les lieux.
  • Confirmer l’identité du patient ou de la personne qu’il a désignée pour recevoir ses médicaments (consigner au dossier du patient le nom de la personne désignée). Si le livreur ne reconnait pas le patient, il ne doit pas hésiter à demander un second identifiant.
  • Utiliser un registre de signature (pharmacie-livreur; livreur-patient) ou tout autre moyen permettant de démontrer que le patient a bien reçu ses médicaments.
  • Indiquer la conduite à tenir en l’absence du patient, et rapporter les colis non livrés dans un délai raisonnable.

Respect de la confidentialité des renseignements personnels

  • Faire signer un formulaire à cet effet au livreur.

Délais de livraison

  • Déterminer vos heures de livraison et prévoir la possibilité d’exceptions à l’extérieur de vos plages horaires.
  • Fixer des délais raisonnables.
  • Identifier les situations urgentes.

Prévention des pertes et des vols dans le véhicule

  • Verrouiller les portes entre les livraisons.
  • Éviter de laisser des colis à la vue.
  • Conserver les médicaments dans un contenant verrouillé.

Retour des médicaments

  • Déterminer l’endroit où déposer les colis en fonction de la raison du retour : patient absent, destruction, etc.

Assurez-vous de bien former les personnes impliquées dans votre service de livraison (ATP, livreur, commis). De plus, le service de livraison s’adressant souvent à une clientèle vulnérable en perte d’autonomie, sensibilisez les membres de votre personnel, et tout particulièrement le livreur, à cette réalité.

Pour plus d’informations, consultez le Guide d’application des standards de pratique et le bulletin OPQ-FARPOPQ suivant : Livrez bien votre image professionnelle.

La plupart des outils de tenue de dossier disponibles en pharmacie permettent de programmer les renouvellements futurs des ordonnances.
Vous êtes de plus en plus nombreux à proposer ce service à vos patients afin de simplifier la gestion de leur thérapie médicamenteuse.

Il existe de nombreux avantages pour vos patients à bénéficier de ce service. On peut penser à l’amélioration de l’adhésion, la simplification de la gestion de leur thérapie, le fait de minimiser les allers-retours à la pharmacie, etc.

Cette automatisation comporte également des avantages pour vous! Par exemple :

  • Mieux planifier le flux de travail : minimiser les goulots d’étranglement dans la chaîne, optimiser
    les effectifs selon les besoins, etc.;
  • Améliorer la gestion d’inventaire afin de minimiser les «devons» et les risques d’erreurs associés;
  • Diminuer l’achalandage aux périodes de pointe usuelles;
  • Optimiser le temps alloué pour vos activités cliniques aux moments opportuns.

Il est toutefois important de se questionner sur la procédure à mettre en place pour bien gérer cette automatisation, tout en maintenant un circuit du médicament sécuritaire et en poursuivant la surveillance de la thérapie médicamenteuse. Voici quelques éléments à considérer :

  • À quel type de clientèle devrais-je proposer ce service? Vous pouvez considérer le type de thérapie (si vous commandez un produit uniquement au moment de le servir, un produit rare, etc.), le nombre de médicaments pris régulièrement ou même le niveau d’autonomie de vos patients. Dans certains cas, il se peut que votre patient bénéficie également d’un outil d’aide à l’administration (OAA) comme un pilulier. Ce questionnement initial permet de bien répondre aux besoins de vos patients.
  • Comment obtenir et consigner le consentement du patient? Avez-vous prévu un document pour expliquer les modalités et les conditions du service à vos patients ? De quelle façon le consentement et l’entente seront-ils consignés au dossier afin de mettre clairement en évidence la date de début et le mode de communication notamment?
  • Comment gérer l’informatisation des renouvellements automatiques? Lorsque cette fonction est activée au dossier, une programmation informatique adéquate doit être faite afin de bien amorcer ce service et de minimiser les risques d’erreurs. Une formation du personnel technique et professionnel doit être prévue et une procédure doit être rédigée afin d’uniformiser ce service. Vous devez également prévoir la méthode privilégiée pour synchroniser les renouvellements de vos patients en début de service.
  • De quelle manière procéder pour effectuer les renouvellements? Est-ce qu’un membre de l’équipe technique sera assigné à cette tâche pendant la journée ? Quel délai avez-vous prévu entre la préparation et le moment où les ordonnances seront prêtes pour le patient ? Comment validerez-vous la liste des médicaments à préparer avec le patient, la gestion des changements ou encore les médicaments à prise occasionnelle en surplus ? Avez-vous prévu un appel téléphonique auprès de vos patients lorsque le renouvellement de leurs médicaments est dû afin de s’assurer que ceux-ci correspondent à leurs besoins?
  • Comment la surveillance de la thérapie médicamenteuse sera-t-elle réalisée? À l’instar des patients en résidence pour aînés qui reçoivent leurs médicaments en pilulier, il existe un risque que vous ne voyiez que rarement ces patients, particulièrement s’ils utilisent votre service de livraison. Il est donc encore plus important de planifier vos activités de surveillance afin de ne pas les oublier. Assurez-vous d’appliquer votre procédure de mise à jour des renseignements et de bien consigner les activités de surveillance faites ou à faire dans le but d’assurer une continuité entre chaque service. Afin d’être en mesure de statuer sur l’atteinte des objectifs thérapeutiques, ayez un plan de match bien défini. Par exemple, prévoyez des moments où vous contactez ces patients lors d’un service automatisé. La fréquence de ces contacts sera à déterminer individuellement et en fonction de l’intensité requise,
    selon votre évaluation.

Le service de renouvellement automatisé des ordonnances est un bon d’exemple d’une technologie qui facilite le travail en pharmacie. Au-delà des gains de performance potentiels, ce service jumelé à une bonne planification de vos activités de surveillance vous permettra de bien répondre aux besoins des patients, tout en gardant le contrôle sur vos activités de distribution.

Un risque est un danger plus ou moins prévisible qui se traduit, en pharmacie, par la probabilité qu’une erreur (incident ou accident) causant ou pouvant causer des dommages se produise1. Pour gérer les risques2, il faut pouvoir les identifier, les analyser, les évaluer, les prévenir et atténuer leurs conséquences.

1. Identifier le risque

Plusieurs facteurs, activités ou événements peuvent générer un risque tout au long du circuit du médicament.

Vos registres d’erreurs sont une excellente source d’information pour déceler vos risques.
Certains outils sont aussi disponibles pour vous aider à identifier les risques :

Par la suite, examinez votre milieu en considérant ces risques.

2. Analyser et évaluer le risque

Lorsqu’un risque est identifié, il y a lieu d’évaluer les mesures préventives pouvant être implantées afin d’éviter que ce risque se répète. L’impact potentiel de ces mesures doit également être considéré, afin d’éviter d’engendrer un nouveau risque.

Lorsqu’une erreur survient, les questions suivantes devraient être posées. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Est-ce que la procédure a été suivie? Est-ce que le personnel connaît bien cette procédure? Est-ce que cette erreur se répète? Que peut-on faire pour qu’elle ne se reproduise plus?

Les réponses permettront d’identifier les mesures correctives à mettre en place.

3. Prévenir le risque

Revoyez votre circuit du médicament et consultez la démarche proposée dans le Guide d’application des standards de pratique, pour en évaluer la sécurité. Révisez aussi vos processus et tentez de les simplifier.

Voici quelques exemples de mesures permettant de prévenir un risque :

    • Identifier avec un autocollant les médicaments à risque (stupéfiants, dangereux, autres);
    • Établir un calendrier de vérification des dates d’expiration;
    • Offrir un environnement calme et propice à la concentration;
    • Implanter la double vérification indépendante sur les éléments critiques;
    • Mettre sur pied un comité de gestion des risques.

Consultez la section Organisation et sécurité des soins et services pharmaceutiques dans le Guide d’application des standards de pratique pour en savoir plus.

4. Atténuer les conséquences si le risque s’est manifesté

Pour vous soutenir dans votre démarche lorsqu’un risque se manifeste et qu’une erreur est détectée, nous vous invitons à consulter le guide Gérer les incidents et accidents dans la prestation des soins et services pharmaceutiques produit par l’Ordre et le FARPOPQ.

La formation en autoapprentissage Sécurité et confiance de nos patients : au cœur de la gestion des erreurs en pharmacie vous permettra quant à elle d’acquérir des connaissances et de développer des compétences favorables à une saine gestion des situations d’erreur en pharmacie, en vue d’assurer la sécurité et la satisfaction des patients.

En conclusion, la clé pour minimiser les risques demeure l’application d’actions préventives et l’évaluation continue de votre circuit du médicament, qui évoluent dans le temps tout comme votre milieu de pratique.

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1 Adapté de : CHUM. Glossaire canadien sur la prestation sécuritaire des soins et des services au patient 2004, 222 pages.
2 OPQ, Guide d’exercice – Gérer les incidents et accidents dans la prestation des soins et services pharmaceutiques

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