Bienvenue dans la foire aux questions! Vous trouverez dans cette page un grand nombre de réponses aux questions qui sont régulièrement posées par les pharmaciens. Celles-ci sont classées par thématique pour faciliter votre recherche.

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Non. Il n’est pas possible de substituer un médicament dont les principes actifs sont différents. Par exemple, il n’est pas possible de substituer une ordonnance de morphine en prescrivant de l’hydromorphone.

Les exemptions accordées par Santé Canada jusqu’au 30 septembre 2026 permettent cependant la prolongation ainsi que l’ajustement d’une ordonnance de substance désignée.

L’ajustement peut toucher la forme, par exemple passer d’une forme liquide à une forme solide ou passer d’une forme à libération immédiate à une libération prolongée.

L’ajustement peut aussi viser la dose et la posologie dans l’atteinte des buts thérapeutiques.

Un document d’explication plus complet se retrouve ici

Les avis de restriction qui vous sont envoyés par la poste par Santé Canada, de même qu’aux distributeurs canadiens, vous interdisent de délivrer, de vendre ou de fournir une substance désignée1 à la suite d’une commande ou d’une ordonnance faite par le prescripteur visé par l’avis. Ces avis concernent également les renouvellements, les exécutions partielles et les ordonnances non servies.

À la réception d’un tel avis, nous vous recommandons :

  • de communiquer avec le prescripteur visé afin de connaître les mesures prévues pour rediriger ses patients vers un autre prescripteur;
  • d’aviser toute votre équipe de la situation;
  • de laisser une note au nom de ce prescripteur dans votre logiciel.

À noter : Les tiers payeurs ne sont pas avisés de ces restrictions. Ils ne bloquent donc pas la réclamation.

La restriction demeure en vigueur tant que vous ne recevez pas un avis indiquant sa levée.

En contexte de pandémie, et ce, jusqu’en septembre 2026, Santé Canada vous autorise à prolonger les ordonnances de substances désignées prescrites. Vous pourriez donc prolonger l’ordonnance pour une quantité limitée. Avant de prendre cette décision, tenez compte de la situation du patient, des risques encourus à la suite d’un arrêt subit et des délais d’accès à un nouveau prescripteur. N’oubliez pas de justifier votre décision au dossier du patient.

Santé Canada met à votre disposition une liste des praticiens et pharmaciens visés par un avis de restriction. Elle est mise à jour quatre fois par année.

Le bottin des membres du site Web de l’Ordre concerné est une autre source d’information pour connaître les limitations d’un membre. Les liens sont disponibles dans le Tableau pratique – Les professionnels habilités à prescrire au Québec.

1 Le terme « substances désignées » englobe les médicaments contenant les stupéfiants, drogues contrôlées et substances ciblées.

La livraison d’un médicament est une extension de votre service professionnel. Les obligations déontologiques auxquelles vous êtes tenus se poursuivent donc jusqu’à la remise du médicament au patient ou à la personne désignée par ce dernier. Afin d’assurer une livraison sécuritaire, plusieurs éléments doivent être pris en considération.

MÉTHODE DE TRANSPORT
La méthode de transport doit permettre au patient de recevoir son médicament dans des délais raisonnables (considérez l’urgence de la situation et la clientèle visée). Si, à la demande du patient, vous utilisez un moyen différent de celui prévu habituellement (ex. : par courrier), inscrivez-le à son dossier. Toute autre information permettant de démontrer que le patient a bien reçu ses médicaments devrait également y être indiquée. Par exemple, si vous utilisez un service postal, vous pourriez exiger la signature lors de la réception et conserver la preuve au dossier du patient, ou vous pourriez téléphoner au patient à la suite de la livraison pour vous assurer de la réception du colis et de l’intégrité de son contenu.

SPÉCIFICATIONS CONCERNANT L’EMBAUCHE D’UN LIVREUR
Avant d’embaucher un livreur, des vérifications minimales doivent être effectuées concernant, par exemple, son historique d’emploi, ses dossiers judiciaire, civil ou criminel s’il y a lieu, ainsi que son dossier de conduite.

Qu’il soit à votre emploi, travailleur autonome ou provenant d’une firme de livraison avec qui vous avez une entente, vos obligations restent les mêmes.

Pour un travailleur autonome ou une firme de livraison, un contrat formel est nécessaire. Ce contrat doit notamment prévoir des clauses sur le respect de la confidentialité des renseignements et des règles d’hygiène, la protection des médicaments contre le vol, les mesures pour minimiser les risques d’erreur et l’adhésion à une assurance couvrant la responsabilité.

PROCÉDURE
Assurez-vous d’avoir une procédure claire et bien connue de votre équipe, qui inclut notamment les éléments suivants.

Emballage des médicaments

  • Respecter la chaîne de froid, sécuriser l’emballage des médicaments dangereux, éviter l’inversion des fioles dans les sacs.
  • Prévoir une zone dédiée pour déposer les livraisons. Ceci permettra de diminuer le risque d’erreurs (passera versus livraison) et d’éviter l’accès à des informations confidentielles non essentielles à la tâche du livreur.
  • Limiter les informations disponibles sur l’emballage pour préserver la confidentialité des données personnelles. Inscrire seulement le nom du patient, son adresse et le montant à payer.

Conservation des médicaments durant le transport

  • Porter une attention particulière à la température du véhicule. Ne rien laisser dans le véhicule pendant la nuit ou pour une longue période.

Remise du médicament

  • Confirmer le moment de livraison lorsque celui-ci a été préprogrammé dans le dossier du patient.
  • Éviter de déposer le colis dans un endroit public.
    • À la demande du patient, le dépôt du colis dans un endroit sécurisé à accès contrôlé peut aussi être considéré (ex. : casier avec un accès électronique).
    • Pour respecter une certaine distance entre le livreur et le patient, le sac peut être accroché à la poignée, mais il est important de s’assurer que le destinataire le récupère avant de quitter les lieux.
  • Confirmer l’identité du patient ou de la personne qu’il a désignée pour recevoir ses médicaments (consigner au dossier du patient le nom de la personne désignée). Si le livreur ne reconnait pas le patient, il ne doit pas hésiter à demander un second identifiant.
  • Utiliser un registre de signature (pharmacie-livreur; livreur-patient) ou tout autre moyen permettant de démontrer que le patient a bien reçu ses médicaments.
  • Indiquer la conduite à tenir en l’absence du patient, et rapporter les colis non livrés dans un délai raisonnable.

Respect de la confidentialité des renseignements personnels

  • Faire signer un formulaire à cet effet au livreur.

Délais de livraison

  • Déterminer vos heures de livraison et prévoir la possibilité d’exceptions à l’extérieur de vos plages horaires.
  • Fixer des délais raisonnables.
  • Identifier les situations urgentes.

Prévention des pertes et des vols dans le véhicule

  • Verrouiller les portes entre les livraisons.
  • Éviter de laisser des colis à la vue.
  • Conserver les médicaments dans un contenant verrouillé.

Retour des médicaments

  • Déterminer l’endroit où déposer les colis en fonction de la raison du retour : patient absent, destruction, etc.

Assurez-vous de bien former les personnes impliquées dans votre service de livraison (ATP, livreur, commis). De plus, le service de livraison s’adressant souvent à une clientèle vulnérable en perte d’autonomie, sensibilisez les membres de votre personnel, et tout particulièrement le livreur, à cette réalité.

Pour plus d’informations, consultez le Guide d’application des standards de pratique et le bulletin OPQ-FARPOPQ suivant : Livrez bien votre image professionnelle.

La plupart des outils de tenue de dossier disponibles en pharmacie permettent de programmer les renouvellements futurs des ordonnances.
Vous êtes de plus en plus nombreux à proposer ce service à vos patients afin de simplifier la gestion de leur thérapie médicamenteuse.

Il existe de nombreux avantages pour vos patients à bénéficier de ce service. On peut penser à l’amélioration de l’adhésion, la simplification de la gestion de leur thérapie, le fait de minimiser les allers-retours à la pharmacie, etc.

Cette automatisation comporte également des avantages pour vous! Par exemple :

  • Mieux planifier le flux de travail : minimiser les goulots d’étranglement dans la chaîne, optimiser
    les effectifs selon les besoins, etc.;
  • Améliorer la gestion d’inventaire afin de minimiser les «devons» et les risques d’erreurs associés;
  • Diminuer l’achalandage aux périodes de pointe usuelles;
  • Optimiser le temps alloué pour vos activités cliniques aux moments opportuns.

Il est toutefois important de se questionner sur la procédure à mettre en place pour bien gérer cette automatisation, tout en maintenant un circuit du médicament sécuritaire et en poursuivant la surveillance de la thérapie médicamenteuse. Voici quelques éléments à considérer :

  • À quel type de clientèle devrais-je proposer ce service? Vous pouvez considérer le type de thérapie (si vous commandez un produit uniquement au moment de le servir, un produit rare, etc.), le nombre de médicaments pris régulièrement ou même le niveau d’autonomie de vos patients. Dans certains cas, il se peut que votre patient bénéficie également d’un outil d’aide à l’administration (OAA) comme un pilulier. Ce questionnement initial permet de bien répondre aux besoins de vos patients.
  • Comment obtenir et consigner le consentement du patient? Avez-vous prévu un document pour expliquer les modalités et les conditions du service à vos patients ? De quelle façon le consentement et l’entente seront-ils consignés au dossier afin de mettre clairement en évidence la date de début et le mode de communication notamment?
  • Comment gérer l’informatisation des renouvellements automatiques? Lorsque cette fonction est activée au dossier, une programmation informatique adéquate doit être faite afin de bien amorcer ce service et de minimiser les risques d’erreurs. Une formation du personnel technique et professionnel doit être prévue et une procédure doit être rédigée afin d’uniformiser ce service. Vous devez également prévoir la méthode privilégiée pour synchroniser les renouvellements de vos patients en début de service.
  • De quelle manière procéder pour effectuer les renouvellements? Est-ce qu’un membre de l’équipe technique sera assigné à cette tâche pendant la journée ? Quel délai avez-vous prévu entre la préparation et le moment où les ordonnances seront prêtes pour le patient ? Comment validerez-vous la liste des médicaments à préparer avec le patient, la gestion des changements ou encore les médicaments à prise occasionnelle en surplus ? Avez-vous prévu un appel téléphonique auprès de vos patients lorsque le renouvellement de leurs médicaments est dû afin de s’assurer que ceux-ci correspondent à leurs besoins?
  • Comment la surveillance de la thérapie médicamenteuse sera-t-elle réalisée? À l’instar des patients en résidence pour aînés qui reçoivent leurs médicaments en pilulier, il existe un risque que vous ne voyiez que rarement ces patients, particulièrement s’ils utilisent votre service de livraison. Il est donc encore plus important de planifier vos activités de surveillance afin de ne pas les oublier. Assurez-vous d’appliquer votre procédure de mise à jour des renseignements et de bien consigner les activités de surveillance faites ou à faire dans le but d’assurer une continuité entre chaque service. Afin d’être en mesure de statuer sur l’atteinte des objectifs thérapeutiques, ayez un plan de match bien défini. Par exemple, prévoyez des moments où vous contactez ces patients lors d’un service automatisé. La fréquence de ces contacts sera à déterminer individuellement et en fonction de l’intensité requise,
    selon votre évaluation.

Le service de renouvellement automatisé des ordonnances est un bon d’exemple d’une technologie qui facilite le travail en pharmacie. Au-delà des gains de performance potentiels, ce service jumelé à une bonne planification de vos activités de surveillance vous permettra de bien répondre aux besoins des patients, tout en gardant le contrôle sur vos activités de distribution.

Un risque est un danger plus ou moins prévisible qui se traduit, en pharmacie, par la probabilité qu’une erreur (incident ou accident) causant ou pouvant causer des dommages se produise1. Pour gérer les risques2, il faut pouvoir les identifier, les analyser, les évaluer, les prévenir et atténuer leurs conséquences.

1. Identifier le risque

Plusieurs facteurs, activités ou événements peuvent générer un risque tout au long du circuit du médicament.

Vos registres d’erreurs sont une excellente source d’information pour déceler vos risques.
Certains outils sont aussi disponibles pour vous aider à identifier les risques :

Par la suite, examinez votre milieu en considérant ces risques.

2. Analyser et évaluer le risque

Lorsqu’un risque est identifié, il y a lieu d’évaluer les mesures préventives pouvant être implantées afin d’éviter que ce risque se répète. L’impact potentiel de ces mesures doit également être considéré, afin d’éviter d’engendrer un nouveau risque.

Lorsqu’une erreur survient, les questions suivantes devraient être posées. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Est-ce que la procédure a été suivie? Est-ce que le personnel connaît bien cette procédure? Est-ce que cette erreur se répète? Que peut-on faire pour qu’elle ne se reproduise plus?

Les réponses permettront d’identifier les mesures correctives à mettre en place.

3. Prévenir le risque

Revoyez votre circuit du médicament et consultez la démarche proposée dans le Guide d’application des standards de pratique, pour en évaluer la sécurité. Révisez aussi vos processus et tentez de les simplifier.

Voici quelques exemples de mesures permettant de prévenir un risque :

    • Identifier avec un autocollant les médicaments à risque (stupéfiants, dangereux, autres);
    • Établir un calendrier de vérification des dates d’expiration;
    • Offrir un environnement calme et propice à la concentration;
    • Implanter la double vérification indépendante sur les éléments critiques;
    • Mettre sur pied un comité de gestion des risques.

Consultez la section Organisation et sécurité des soins et services pharmaceutiques dans le Guide d’application des standards de pratique pour en savoir plus.

4. Atténuer les conséquences si le risque s’est manifesté

Pour vous soutenir dans votre démarche lorsqu’un risque se manifeste et qu’une erreur est détectée, nous vous invitons à consulter le guide Gérer les incidents et accidents dans la prestation des soins et services pharmaceutiques produit par l’Ordre et le FARPOPQ.

La formation en autoapprentissage Sécurité et confiance de nos patients : au cœur de la gestion des erreurs en pharmacie vous permettra quant à elle d’acquérir des connaissances et de développer des compétences favorables à une saine gestion des situations d’erreur en pharmacie, en vue d’assurer la sécurité et la satisfaction des patients.

En conclusion, la clé pour minimiser les risques demeure l’application d’actions préventives et l’évaluation continue de votre circuit du médicament, qui évoluent dans le temps tout comme votre milieu de pratique.

______________________

1 Adapté de : CHUM. Glossaire canadien sur la prestation sécuritaire des soins et des services au patient 2004, 222 pages.
2 OPQ, Guide d’exercice – Gérer les incidents et accidents dans la prestation des soins et services pharmaceutiques

Il est possible d’offrir et d’effectuer ce type de tests, mais sous certaines conditions. Les éléments suivants doivent être pris en considération :

  • Utilisez des tests reconnus par Santé Canada. Consultez le tableau des principaux tests disponibles au Canada produit par l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).
  • Assurez-vous de bien connaître les caractéristiques du test que vous employez, notamment comment l’utiliser et l’interpréter.
  • De préférence, utilisez un test dont le type de prélèvement est non invasif. On parle ici de tests utilisant par exemple un prélèvement :
    • dans le vestibule de la narine;
    • sanguin de type capillaire;
    • pharyngé (activité autorisée au pharmacien).
  • Si vous utilisez un test exigeant un prélèvement invasif (ex. : naso-pharyngé), le prélèvement doit alors être effectué par un professionnel autorisé (ex. : infirmière ou infirmière auxiliaire).
  • Appliquez les mesures 6 et 7 apparaissant dans le document COVID-19 – Mesures sanitaires applicables à la vaccination en pharmacie :
    • Prévoir l’EPI adéquat pour le personnel et appliquer les procédures d’hygiène personnelle entre chaque rendez-vous;
    • Procéder fréquemment à un nettoyage et une désinfection des lieux.
  • Inscrivez les informations pertinentes au dossier du patient, notamment le nom et la date de réalisation du test, son numéro de lot, ainsi que le résultat et l’identification du professionnel l’ayant réalisé.
  • Remettez au patient ayant subi le test un document renfermant ces mêmes informations. L’AQPP a produit un modèle de certificat d’un test antigénique COVID-19 en pharmacie que vous pouvez utiliser.
  • Maintenez un registre des résultats des tests de dépistage rapide effectués.
    • Sur demande, fournissez le registre aux autorités de santé publique;
    • Détruisez le registre après 30 jours.

Que faire si vous êtes en présence d’un test positif?

  • Les tests rapides de détection de la COVID-19 offrent des résultats présomptifs, ce qui signifie qu’en présence d’un test positif, ce résultat doit toujours être confirmé par un autre test diagnostique, comme le TAAN (ou son acronyme anglais PCR).
  • Ces tests TAAN sont ceux effectués dans les centres de dépistages gérés par le MSSS et actuellement accessibles à la population.
  • En accord avec les directives de la Santé publique, une personne testant positif à un test rapide en pharmacie doit donc être rapidement orientée vers un centre de dépistage local pour un second test.
    • Cette personne doit s’isoler dans l’attente du résultat du second test.
    • Les personnes résidant au même domicile doivent aussi s’isoler, à moins qu’elles soient considérées comme adéquatement protégées.

Dans le contexte actuel de pandémie, l’application de ces directives permettra la prestation d’un service utile, sécuritaire et professionnel pour vos patients.

Mise à jour : 18 novembre 2021

Que ce soit pour une préparation magistrale ou encore la préparation d’un outil d’aide à l’administration (OAA), un pharmacien dispensateur peut faire appel à un pharmacien préparateur. Mais qui est responsable de la vérification contenant-contenu (VCC) dans ce cas?

Dans tous les cas, le pharmacien préparateur partage ses responsabilités avec le pharmacien dispensateur. Il est donc primordial de définir dès le départ ce qui est attendu de chacun des professionnels.

De façon générale, le pharmacien préparateur prendra en charge tout ce qui est lié au produit (exécution de la préparation ou surveillance de l’exécution) et le pharmacien dispensateur, tout ce qui est lié au patient.

Ainsi, lors d’une collaboration pour des préparations magistrales (stériles ou non), la vérification des ingrédients et de leur poids ainsi que la réalisation des calculs, notamment, sont effectuées par le pharmacien préparateur. La même logique s’applique pour la préparation des OAA (piluliers, sachets, etc.).

Pour permettre au pharmacien préparateur de bien faire son travail, le pharmacien dispensateur doit transmettre une requête contenant toute l’information nécessaire à l’exécution de la préparation. Il revient ensuite au pharmacien préparateur de retourner à son collègue un produit répondant à la demande contenue dans la requête.

Le pharmacien préparateur est responsable de mettre en place des mesures permettant de repérer rapidement les erreurs et de modifier ses processus, le cas échéant. Le pharmacien dispensateur devrait par ailleurs s’informer des procédures utilisées par le pharmacien préparateur, du taux d’erreurs et des mécanismes d’amélioration mis en place par son confrère.

En outre, le pharmacien dispensateur doit instaurer une méthode de réception des préparations pour s’assurer qu’elles sont conformes à ce qui est demandé. Il doit également adopter une méthode d’entreposage adéquate. Même s’il n’a pas à faire une VCC, il doit réaliser une vérification minimale pour s’assurer que la préparation répond à la requête transmise.

Lorsqu’un changement est demandé entre le moment de l’envoi de la requête et le moment de la réception de la préparation elle-même, c’est au pharmacien dispensateur qu’il revient de procéder au changement requis. Il doit ensuite effectuer lui-même la VCC.

EN CAS DE DÉLÉGATION
Tout acte technique comme la vérification contenant-contenu peut être délégué à un ATP, à condition de prévoir l’encadrement adéquat et de réaliser un contrôle de la qualité. La possibilité qu’un acte soit délégué n’implique pas qu’il doive obligatoirement l’être.

Lorsqu’une activité est déléguée, des vérifications aléatoires doivent être réalisées. Selon la procédure établie, la personne effectuant le contrôle de la qualité peut être soit un pharmacien, soit un ATP possédant une formation à cet effet. La personne effectuant le contrôle de qualité ne contre-vérifie pas chaque acte posé par un membre de l’équipe technique. Il réalise plutôt des vérifications diligentes visant à assurer la qualité de la réalisation des actes délégués.

Vous recevez une nouvelle ordonnance et vous constatez que le dossier patient contient une autre ordonnance active pour le même traitement.

Après une évaluation de la situation, vous pouvez inactiver l’ordonnance existante et la remplacer par la nouvelle pour prévenir les risques d’erreurs dans le service des médicaments, la production d’un profil ou l’analyse du dossier du patient. Une note consignée au dossier permettra de justifier votre décision.

Une bonne tenue de dossier
Pour éviter tout risque de confusion liée à la duplication d’ordonnances, il est important de bien tenir à jour le dossier, particulièrement lors de la réception d’une ordonnance en vue d’une continuité de traitement. Dans certaines situations, une collecte de renseignements pour mieux connaître les besoins du patient et l’intention du prescripteur seront nécessaires.

Assurez-vous que les médicaments consommés actuellement par le patient ou en attente de l’être sont bien identifiés au dossier. Une bonne tenue de dossier a aussi un impact direct sur les informations disponibles au Dossier Santé Québec (DSQ). La duplication devrait donc être évitée.

Vous pouvez discuter en équipe d’une ligne de conduite à mettre en place dans votre milieu à cet effet.

Continuité du traitement
Lorsque la durée du traitement est terminée ou que l’ordonnance n’est plus valide, vous avez toujours la possibilité de prolonger l’ordonnance afin que le traitement ne soit pas interrompu.

Chaque professionnel qui consulte le dossier du patient (local ou DSQ) devrait être en mesure de statuer clairement sur les médicaments réellement consommés par le patient, sans ambiguïté.

Le permis d’exercice : affichez-le bien à la vue

Si vous travaillez en milieu communautaire, vous êtes tenu d’afficher votre permis d’exercice (ou un duplicata) à l’intérieur de la pharmacie, bien à la vue du public (1). Si vous travaillez en milieu hospitalier, l’affichage du permis est nécessaire si le public a accès aux locaux de la pharmacie.

Le permis doit être affiché en permanence, sur un support électronique ou papier, dans tous les lieux où vous travaillez sur une base régulière, peu importe le nombre d’heures travaillées à cet endroit.

Dans le cadre de votre emploi, il est aussi important d’avoir en votre possession une carte de membre valide. Ce document est disponible pour impression en tout temps dans votre dossier membre en ligne.

La communication : présentez-vous à votre interlocuteur

Outre la preuve de la validité de votre titre par l’affichage de votre permis de pratique et votre inscription au tableau de l’Ordre, il est de mise que votre interlocuteur sache à qui il s’adresse lorsqu’il vous parle.

• N’hésitez pas à porter l’étiquette d’identification (épinglette ou écusson) comportant votre nom complet (prénom et nom de famille) ainsi que votre titre (pharmacien ou pharmacienne).

• Dans vos communications verbales, assurez-vous de mentionner votre nom complet suivi de votre titre. Assurez-vous également que les autres membres du personnel en font tout autant.

• Dans vos communications écrites, accompagnez toujours votre signature de votre nom complet en lettres moulées suivi de votre numéro de membre.

• Dans les signatures de courriel ou documents officiels, le titre « pharmacien » sous-entend que le signataire détient une formation de premier cycle en pharmacie. Il n’est donc pas nécessaire d’accompagner cette signature par B. Pharm. ou Pharm. D. Cependant, si une formation de deuxième ou de troisième cycle a été complétée, elle peut être indiquée dans la signature (ex. : M.B.A., M. Sc., etc.).
Le Code des professions mentionne que les détenteurs d’un doctorat de premier cycle en pharmacie (Pharm. D) peuvent s’identifier de la façon suivante :
– Docteur(e) Prénom Nom, pharmacien(ne)
– Dr(e) Prénom Nom, pharmacien(ne)

L’image de la profession commence par vous!

Le Règlement sur la tenue des pharmacies
11. Le pharmacien propriétaire d’une pharmacie, de même que les pharmaciens exerçant régulièrement dans cette pharmacie doivent afficher, à la vue du public, à l’intérieur de celle-ci, leur permis d’exercice.

Le Code des professions
Un pharmacien peut utiliser le titre de « docteur » ou le préfixe « Dr » uniquement dans les conditions prévues au paragraphe a du premier alinéa de l’article 58.1 du Code des professions, c’est-à-dire immédiatement avant son nom et s’il indique immédiatement après son nom son titre de pharmacien (2).

________________________________

(1) Règlement sur la tenue des pharmacies, article 11
(2) https://www.opq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/Ordres_professionnels/Tableau_des_titres_professionnels/2018_Avril-Tab-titres-professionnels-abreviations.pdf 

Toute consultation du DSQ doit être effectuée en lien avec la prestation d’un soin ou d’un service pharmaceutique et nécessaire à la prise en charge du patient. À ce sujet, consultez cet article de L’interaction.

À noter que depuis novembre 2021, les patients peuvent accéder à la liste des intervenants ayant consulté certaines de leurs informations dans le Dossier santé Québec (DSQ) au cours des 5 dernières années.

Dernière mise à jour : novembre 2021

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