Politique de première ligne et amendement du PL15
Nous étions présents ce matin au lancement de la Politique de soins et de services de première ligne de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Sonia Bélanger. Cette politique, qui prévoit des soins ancrés dans les réalités locales, énonce clairement la place des équipes multidisciplinaires, des pharmacien(ne)s et des pharmacies communautaires dans l’offre de première ligne. Nous ne pouvons que saluer cette vision, d’autant que les nouvelles activités professionnelles découlant du projet de loi 67 positionnent les pharmacien(ne)s comme des acteurs essentiels à cette offre.
Dans le contexte du lancement de cette politique, nous avons été étonnés d’apprendre l’adoption d’un amendement dans le cadre du projet de loi 15, et nous nous désolons de la rupture des négociations entre l’AQPP et le gouvernement. Cette situation survient à un bien mauvais moment, alors que la mobilisation de tous est nécessaire au déploiement de ces nouvelles responsabilités professionnelles.
Le rôle de l’Ordre est de protéger la population en promouvant l’accès et la qualité des soins et services pharmaceutiques, c’est pourquoi les enjeux de négociations ne relèvent pas de nous. Il demeure toutefois qu’une stabilité de l’écosystème pharmaceutique est nécessaire au déploiement de ces nouvelles responsabilités professionnelles, au bénéfice du public.
Dans ce contexte, une reprise des discussions entre les parties nous apparait nécessaire. Le dialogue doit permettre de prévoir les conditions qui permettront aux patients de bénéficier pleinement de l’amélioration de l’offre de soins et services pharmaceutiques.