Thomas Choquette, un cheminement marqué par la détermination

En cette Journée internationale des personnes en situation de handicap, nous souhaitons souligner le parcours remarquable de Thomas Choquette.

Atteint d’une uvéite chronique depuis l’âge de deux ans, Thomas vit avec une vision réduite à environ 15 % d’un seul œil. Ce handicap visuel, loin de freiner son ambition, a plutôt façonné son approche : s’adapter, structurer, mémoriser et avancer.

Pour Thomas, l’attrait pour le domaine de la pharmacie est né d’un mélange naturel : l’amour des sciences, la passion pour la communication et un profond désir de conseiller les autres. Après avoir complété son doctorat de premier cycle en pharmacie en 2024, il a poursuivi son parcours avec détermination en entreprenant une maîtrise en pharmacothérapie avancée à l’Université Laval, qu’il complétera dans moins d’un mois.

Grâce à des outils simples – une loupe pour vérifier les médicaments, le zoom de son ordinateur, une excellente capacité de mémorisation – et au soutien de ses collègues, il a appris à maîtriser chacun de ses environnements de travail, tant à l’hôpital qu’en pharmacie communautaire.

S’il reconnaît que certains aspects visuels de la pratique peuvent représenter un défi, Thomas préfère mettre l’accent sur ce qu’il a accompli : avoir franchi chaque étape d’un programme exigeant, souvent en étant le seul étudiant avec un handicap visuel sévère, et démontrer que la compétence ne se mesure pas à la vision, mais à la rigueur, à la passion et à la capacité d’adaptation. Son passage comme conférencier auprès de l’Association québécoise des parents d’enfants handicapés visuels demeure d’ailleurs l’un de ses moments les plus marquants : « Montrer que c’est possible, avec les bons outils et la bonne équipe, ça me rend vraiment fier. »

Aujourd’hui, Thomas souhaite transmettre un message simple : la place des personnes en situation de handicap en pharmacie et dans la santé en général est non seulement légitime, mais essentielle. Il invite à dépasser les premières impressions, à reconnaître les compétences avant les limites, et surtout, à cultiver l’ouverture d’esprit : « La différence, au fond, c’est une force. »