De l’amour en vente libre!
Ce qui n’était au départ qu’un projet académique s’est transformé doucement en projet de vie. Carl et Kate, aujourd’hui tous les deux pharmaciens et créateurs de contenu, se sont rencontrés alors qu’ils étaient étudiants à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.
En cette Saint-Valentin, alors que l’amour est à l’honneur, ils nous livrent leur propre formule magistrale.
Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est-ce qui vous a rapprochés au départ?
On s’est rencontré à l’université, dans le programme de pharmacie. La première fois qu’on s’est vraiment parlé, c’était dans le cadre d’un projet communautaire, un travail d’équipe du « cours vert ». On avait été jumelés ensemble.
Après ça, on s’est mis à se côtoyer davantage. On prenait souvent le métro dans la même direction, puis on jasait après les cours. C’est vraiment au fil de ces discussions-là qu’on a appris à se connaître. La pharmacie a été le point de départ… mais c’est dans les petits moments du quotidien que le lien s’est créé.
Être tous les deux pharmaciens, qu’est-ce que cela représente pour vous au quotidien?
C’est une grande force. Quand on revient de nos journées et qu’on se raconte ce qu’on a vécu, l’autre comprend immédiatement. Pas besoin d’expliquer le contexte ou les enjeux puisqu’on on parle en quelque sorte le même langage.
On peut aussi se rassurer mutuellement lorsqu’une situation nous trotte dans la tête. Le fait d’avoir quelqu’un qui comprend à 100 % notre réalité professionnelle fait vraiment une différence. La pharmacie prend une grande place dans nos vies, alors pouvoir en discuter avec quelqu’un qui en saisit les nuances, c’est précieux.
Y a-t-il des défis à évoluer dans le même milieu?
Le principal défi, ce sont les horaires. La profession implique souvent des soirs et des fins de semaine. Si les horaires ne concordent pas, ça peut devenir compliqué.
On se considère chanceux, car on a réussi à harmoniser nos horaires. On travaille généralement les mêmes fins de semaine et des soirs similaires, ce qui nous permet de préserver du temps ensemble. Mais on est conscients que ce n’est pas toujours possible pour tous les couples.
En quoi êtes-vous complémentaires, autant dans votre pratique professionnelle que dans votre vie de couple?
Nous sommes complémentaires autant comme pharmaciens que comme couple. Nous pratiquons dans des différents milieux, ce qui fait que nous développons des forces distinctes. Quand l’un vit une situation particulière, il sait que l’autre peut apporter un regard différent ou une expertise complémentaire.
Chacun a un peu ses spécialités et on n’hésite pas à se consulter. Cette complémentarité enrichit autant la pratique que la relation.
Si vous deviez décrire votre relation comme une « formule magistrale », quels seraient les ingrédients essentiels?
On pourrait comparer notre relation à une préparation magistrale composée d’ingrédients différents, mais complémentaires, un peu comme la pommade Newman, qui combine plusieurs ingrédients distincts appelés à agir ensemble vers un même objectif. Pour nous, les ingrédients essentiels seraient la complémentarité, la compréhension mutuelle et une bonne dose d’amour pour lier le tout.
Comment faites-vous pour maintenir un équilibre sain entre le travail et la vie de couple?
On ne s’empêche pas de parler du travail à la maison. Après tout, c’est une partie importante de nos vies. Mais on essaie de ne pas en faire l’unique sujet de conversation.
On se raconte nos journées, puis on passe à autre chose. On s’assure aussi de planifier des activités et des moments pour nous. La pharmacie occupe une place importante, mais elle ne définit pas toute notre vie.
Quel conseil donneriez-vous à d’autres couples qui travaillent dans le même domaine?
Ne vous empêchez pas de parler du travail à la maison sous prétexte de vouloir séparer les sphères. C’est normal de vouloir partager sa journée avec la personne qu’on aime.
Mais en même temps, essayez de préserver les moments qui vous appartiennent comme couple. Si possible, harmonisez vos horaires pour vous créer des espaces communs. Trouver ces moments ensemble, malgré les contraintes de la profession, fait toute la différence.