François Bérard : chef de l’admission à l’Ordre

Pharmacien communautaire pendant 12 ans, principalement à Québec, François Bérard a ensuite travaillé à la Régie de l’assurance maladie du Québec et au Conseil du médicament (maintenant l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux). Après un passage de cinq ans en CHSLD dans la région de Montréal, il a intégré l’équipe de l’Ordre des pharmaciens du Québec en 2011 à titre de chef de l’admission.

Décrivez-nous vos tâches à l’Ordre. Que faites-vous exactement?

Mon temps est essentiellement consacré aux demandes d’équivalence de diplôme et de la formation. J’analyse les dossiers et je prépare les décisions pour le comité d’admission à la pratique. Je rencontre les candidats étrangers pour les aider dans le choix de leur cheminement et les renseigner sur le processus, qui peut prendre deux ou trois ans entre le moment de la demande et celui où ils reçoivent leur permis d’exercice. Je m’assure qu’ils ont en main les bons documents ou, s’ils sont peu informés, je leur explique le fonctionnement de l’admission et ses étapes. La majorité des candidats proviennent de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Égypte et de la Syrie, Portrait de pharmacien et sont déjà résidents permanents. D’autres demandes viennent également de la France par l’Entente France-Québec. Dans le cas de ces candidats, ils font leur demande avant d’arriver au Québec puisqu’ils ont besoin d’un document de reconnaissance certifiant leurs qualifications professionnelles. Cela facilite leur demande pour l’immigration. En 2011, on traitait environ 250 demandes par année. Aujourd’hui, on comptabilise environ 175 demandes annuellement, excluant la trentaine de demandes françaises.

Parallèlement à cela, je m’occupe aussi des pharmaciens qui reviennent à la pratique après une absence de plus de cinq ans. Ces derniers doivent faire un stage et obtenir un certain nombre de crédits de cours en soins pharmaceutiques à l’université. Je les soutiens dans ce processus.

Je participe également à la révision des formations continues de l’Ordre. Des experts externes, recrutés par l’équipe de la formation, sont mandatés pour développer des programmes. Avec mes collègues, nous en révisons les contenus pour les rendre conformes au format de nos propres programmes.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre travail? Quels sont les principaux défis?

La variété des tâches me stimule. J’aime rencontrer les pharmaciens étrangers et les aider à s’implanter au Québec. Le défi consiste à leur faire comprendre la réalité d’ici. Le choc des cultures est bien souvent difficile pour eux à assimiler. Il faut beaucoup de tact, d’écoute et d’ouverture pour les convaincre de la nécessité de suivre une formation de 16 mois à temps plein à l’université, suivie d’un stage de quatre mois. Rares sont ceux qui n’ont pas à suivre cette formation. Le processus est long, mais dès qu’ils sont admis à l’université, ils en ressortent pharmaciens deux ans plus tard. Compte tenu que les places à l’université sont limitées, on veut s’assurer qu’elles sont réservées aux candidats qui resteront ici et non à ceux qui sont de passage.

Pourquoi avoir choisi de travailler pour l’Ordre?

Après avoir obtenu un certificat en administration en 1994, j’ai toujours été attiré par l’aspect administratif et règlementaire de la pharmacie. La protection du public passe par l’optimisation et l’encadrement de la profession, et je suis heureux d’y contribuer par mon travail. La mission de l’Ordre m’inspire! Je n’ai toutefois pas coupé les ponts avec la pratique en milieu communautaire puisque je travaille quelques heures en pharmacie à l’occasion. J’aime bien retrouver le contact avec le public.

Sur un plan plus personnel, quels sont vos passe-temps?

J’aime beaucoup voyager, autant en Europe que dans les îles ensoleillées. Je privilégie les sites historiques et les monuments anciens lors de mes visites, mais j’apprécie également de relaxer sur une plage avec un bon livre.

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