Candidat dans la région 2 : Capitale-Nationale, Mauricie, Chaudière-Appalaches

Denis Villeneuve, B. Pharm, FOPQ
Président, Panacée conseil et pharmacien communautaire

Chers collègues,

Je vous soumets ma candidature pour le poste d’administrateur au conseil d’administration de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

Vous vous demanderez peut-être pourquoi, après 40 ans d’implication dans la profession comme pharmacien, propriétaire, consultant, conférencier et membre de diverses associations ou comités (notamment AQPP, RQESR, CRSP, Association pharmaceutique canadienne), voudrais-je encore participer au développement de la profession?

La réponse est simple : je suis convaincu que notre profession peut, et doit, continuer à évoluer afin de répondre aux besoins grandissants de la population en matière de soins de santé. Pour atteindre les objectifs de sa mission, l’Ordre des pharmaciens se doit de prendre tous les moyens nécessaires afin de soutenir et d’encourager une pratique basée sur l’excellence.

Voici quelques enjeux qui me tiennent à coeur.

Grâce aux plus récentes modifications législatives, nous sommes plus autonomes pour intervenir auprès de nos patients, mais cette autonomie nécessite que nous soyons mieux appuyés à certains niveaux cliniques et réglementaires afin d’exercer toujours mieux notre jugement professionnel. Je crois qu’il sera primordial que cette autonomie soit bonifiée pour la mettre de plus en plus à profit.

Pour le bien de nos patients, il est primordial que nous assurions une surveillance adéquate de la thérapie médicamenteuse. Le développement de guides de pratique intégrant des situations réelles permettrait sans aucun doute de faciliter nos interventions.

Par ailleurs, avec la venue de nouveaux médicaments et de nouvelles approches thérapeutiques, nous serons inévitablement mis à contribution lorsque viendra le temps de prendre certaines décisions quant au coût des traitements. Nous aurons besoin de directives claires et d’appui des différents intervenants afin de reconnaître les thérapies acceptables du point de vue pharmacoéconomique comme c’est le cas pour les produits biologiques de référence et les biosimilaires. Nous devrons alors mettre à profit l’expertise développée au fil des ans par certains milieux. De plus, certains guides ou directives devront être adaptés pour prendre en compte cette nouvelle réalité. Il est important que les pharmaciens puissent s’appuyer sur des recommandations claires pour éviter que certaines décisions économiques ne soient prises aux dépens des patients. Pour moi, l’indépendance professionnelle des pharmaciens est un dossier fondamental.

Afin de pallier la pénurie de pharmaciens dans différents milieux, il faudra s’assurer d’une rémunération adéquate des ressources, et ce, dans des milieux de travail motivants ce qui fera en sorte que les compétences des pharmaciens seront reconnues et pourront être mises à contribution à leur juste valeur.

Quarante ans après mes débuts en pharmacie, je suis encore aussi passionné par ma profession et je suis convaincu que je peux contribuer à relever ces défis et à faire avancer notre profession dans le respect de la mission de protection du public de l’Ordre des pharmaciens du Québec.